Chacun de nous connaît Hoston, vieille demeure abandonnée
depuis une quarantaine d’années, au fond d’un enclos le long
de la route de Hameau. Quelques vestiges de murs branlants et des
voûtes vétustes ont survécu. C’était
une métairie.
Le Seigneur de Baudrenghien vendit Hoston à Sottiaux qui,
lui-même céda la propriété à Andouche.
Elle appartient encore aux descendants de cette famille. La maison
d’Hoston a été bâtie en 1762 ainsi qu’en temoigne
ce chronogramme sur une pierre angulaire de la façade : DIeU
est le proteCteUr en Cette MaIson.
Une bâtisse vieillotte accolée au pignon sud du presbytère;
une porte massive et une grande baie au rez-de-chaussée;
à l’étage, deux petites fenêtres ouvertes à
tous les vents: c’est Malakof qui, en 1868, servit de salle d’école
et qui, aujourd’hui, abrite les ouvriers saisonniers de la ferme.
D’où vient ce nom à tout le moins bizarre? L’on croit
savoir que cinq de nos jeunes gens (Henry, Borgniet, Evrard, Dossogne
et Lannoy) ont pris du service dans les rangs de l’armée
française commandée par le maréchal de France
Mac-Mahon, pendant la guerre de Crimée en 1855. Rentrés
chez nous, la campagne terminée, ils ont donné le
nom de Malakof à cette vieille demeure, en souvenir des assauts
furieux qu’ils avaient livrés pour s’emparer de la tour Malakof,
formidable bastion de Sébastopol sous les ordres du général
Pélissier devenu plus tard duc de Malakof. |