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 Cour sur Heure:


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 Un roman

Il existe un livre sur Cour-sur-Heure dont on ne connaît plus qu’un seul exemplaire. C’est monsieur L. Meunier qui, il y a une cinquantaine d’années en a fait don aux archives paroissiales de la commune. Je l’ai lu pour vous. Je suis persuadé que vous lirez avec intérêt le résumé succint que voici: Le titre de l’ouvrage ? Marie. L’auteur ? J.B. Horremans d’Ham-sur-Heure. Ce livre de 300 pages a été édité en 1843 chez Vanackere à Lille. L’auteur a dédié son ouvrage à sa bonne mère Elisabeth Remy.

L’action se passe sous la domination autrichienne.
Marie, l’héroïne du roman, avait 16 ans. Elle habitait avec son père le comte Maximilien Delthem, grand favori à la cour des Princes Evêques de Liège et ami personnel de l’Empereur Joseph II.
A cause de son ambition, le comte était tombé en disgrâce et avait été condamné à venir vivre en exil au château de Cour-sur-Heure.
La jeune comtesse Marie avait suivi son père en exil. Les habitants l’appelaient la fille du château et parfois l’ange de Cour à cause de son inépuisable charité. Elle prodiguait ses soins aux malheureux qui, en retour, lui acquirent l’affection et la vénération de tout le village.
Souvent, elle réunissait les jeunes filles pour prier à la chapelle du roc (probablement la chapelle de St Joseph). Ayant appris que l’Empereur devait se rendre à Charleroi, elle résolut d’aller plaider elle-même la cause de son père. Emu d’une aussi grande piété filiale, l’Empereur conseilla à la Comtesse de se rendre personnellement chez le Prince Evêque de Liège.
Elle y fut reçue avec son amie Sophie, fille du marquis de Remsberg. Le pardon fut accordé et le père fut autorisé à rentrer à la cour du Prince.
La lecture de ce livre d’un style dépouillé de toute recherche littéraire, plairait sûrement à nos jeunes filles modernes, non seulement pour sa simplicité, mais aussi à cause de ses sentiments élevés qui font la grandeur et la noblesse de la comtesse Marie : l’Ange de Cour.

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