Ham-sur-Heure-Nalinnes: Le Portail 
le symbole des 5 villages: chateau communal de Ham sur Heure, l eglise de Jamioulx, le chateau de Nalinnes, la tourette de Marbaix et le Bidaudeux de Cour sur Heure
 
   Notre moteur de recherche: Vanille
  Cherche
avec
Le seul site indépendant qui vous dit tout sur Ham-sur-Heure-Nalinnes!



 Histoire de ...


 Cour sur Heure:


Textes de Pierre de Cour:

Introduction
Cour-sur-Heure ou Court-sur-Heure?
La formation du site
Les deux châteaux
Un squelette dans le choeur
La nouvelle église (1905)
L'ancienne cure
Hoston et Malakoff
Toponymie
Découvertes archéologiques
Le chemin de fer
Les carrières
L'Eau d'Heure
Professions disparues
Superstitions ou légendes
Un roman


Textes de l'Abbé Soudan:

La terre franche de Cour sur Heure
La terre Cour sur Heure (suite)
La seigneurerie et le fief
Conclusions

 
Texte de Valériane Munoz Molès:

Le Bidaudus et son origine


 Ham sur Heure

 Jamioulx
 Marbaix la Tour
 Nalinnes




Ces pages concernant
l'histoire de Cour sur Heure
ont été affichées
1475 fois !




 L'histoire de Cour sur Heure par l'abbé Soudan, seconde partie

Lorsqu'ils envahirent nos pays, les Francs avaient repris à leur compte les divisions administratives romaines, c'est-à-dire les cités Sous les Mérovingiens. les divisions et subdivisions administratives civiles suivaient le tracé des divisions géographiques ou pagi. Mais à la mort Lothaire II (869) et surtout à partir du traité de Meersen (870), il n'y a plus concordance entre les deux. Si bien que les nouvelles divisions territoriales civiles sont appelées comtés (comitatus). Toutefois, le mot "pagus" demeura en vigueur dans le langage usuel jusqu'au Xème siècle.

Dénommé "comté". l'ancien pagus de Lomme allait finir par porter le nom de Namur (986), et devenir dans l'extrême " Entre-Sambre-et-Meuse " le noyau du futur comté de ce nom. Le comté de Namur, en effet, ne correspondait plus à l'ancien pays de Lomme, dont il n'était d'ailleurs, dès l'apparition de son nom qu’une subdivision. Il avait subi d'importantes mutilations au profit du Brabant, du Hainaut momentanément, et surtout de l'évêché de Liège devenu principauté en 980 sous Notger, le 30ème évêque.

Vers 915, au comté de Lomme, le château de Florennes et toute l’extrémité Sud-Est du Lommensis dépendait du comte Wigéric de Bidgau. Ce château, il le tenait de sa mère Eva, et le passa à sa fille Berthe, à l’occasion de son mariage avec Ebroïn. Il fut ensuite la propriété de Eilbert (mort le 28 septembre 977 à Fleurus), demeuré veuf sans enfant, épousait Alpaïde, veuve de Godefroid de Juliers, comte de Hainaut, mort en Italie en 964 et premier seigneur de Rumigny. Par ce mariage, se créait la puissante maison de Rumigny-Florennes au profit des deux fils de Godefroid: Grégoire (Il) et Arnoul (I) à qui il laissait "tous ses alleux" de Rumigny et de Florennes. En 1070, le château de Florennes devenait fief de l’église de Liège.

Entre 1075 et 1086, la seigneurie de Morialmé fut détachée du domaine de Florennes au profit d'un neveu de Godefroid IV de Rumigny-Florennes, Arnoul, se titrant en1086 " de Morialmé ". Cependant, comme le premier relief de Morialmé à la Cour féodale de Liège n'eut lieu qu'en 1360, on eut en déduire que Morialmé était déjà dans la principauté de Liège mais comme franc alleu. De la Maison de Rumigny-Florennes, Morialmé passa, par alliance, à la Maison de Jauche, puis à la Maison de Condé.
Le deuxième seigneur de cette dernière Maison Nicolas Il de Condé ( 1259-1293) était propriétaire du village de Cour (-sur-Heure) C'était un de ses nombreux francs alleux comme il en avait à Strépy, à Maurage, à Boussoit, à Thieu etc. Comment l'avait-il acquis ? On l'ignore. Peut-être lui venait-il par succession des Rumigny-Florennes ou des Morialmé.

Ses alleux de Strépy et autres sont alleux nobles, car " plusieurs les tiennent an fiefs de lui ". Cour paraît être de même un alleu noble. En 1169 et 1174, nous trouvons, en effet, un Wauthier (Walterus) ou Gauthier (Galterus) de Cour (Curth) portant le nom de son arière-fief comme ses voisins Bastien de Berzée, Bastien de Gourdinnes (selon l'usage féodal, quand un seigneur suzerain distribue ses arrière-fiefs mouvant de son domaine, chacun des possesseurs de ceux-ci adopte cornue nom celui de sa terre), etc. Or, on 1169 et 1174, Gauthier de Cour aurait été vassal d'Arnould III de Morialmé (mort en 1170) et de Godescalc III de Morialmé tous deux de la Maison de Jauche. Nous remonterions ainsi, tout au moins, du dixième seigneur de Morialmé (Nicolas Il) au cinquième (Arnould III) et peut-être au-delà encore.

Quoi qu'il en soit, pour complaire au Duc de Lotharingie (Lothier) et de Brabant, Jean I (1261-1294), Nicolas Il de Condé, chevalier, seigneur de Bailleul et de Morialmé, propriétaire du château de Ham-sur-Heure, "reprit" de lui en fief tout ce qu'il possédait au village de Cour (dans l'Entre-Sambre-et-Meuse) jusqu'à concurrence de "soixante livrées de terre au blanc" (la livrée est une étendue de terre rapportant une livre de rente annuelle). Cour (sur-Heure) devenait ainsi ce qu'on appelle un " fief de reprise ". Le Duc répondit à cette gracieuseté par une autre, Par lettres du 3 avril 1281, il donna à Nicolas II et à ses hoirs (héritiers), " en accroissement de son fief trois tonneaux de vin du Rhin a douze aimes (=12x96 pots) par tonneau livrables en la ville de Bruxelles le 2 février de choque année ".

Peu de temps après, Nicolas Il fit de même avec ses alleux de Strépy, Maurage. Boussoit et Thieu (Tier). le 30 avril 1284, il déclara les " reprendre " en fiefs du Comte de Namur, Gui de Dampierre (1263-1297) "en accroissement" de son fief et pairie de Beloeil. (Fiefs de reprise et d'augment.)

Son successeur, Guillaume de Condé (mort en 1302), chevalier, sépara le fief " valant trois tonneaux" du fief de Cour, et le donna en cadeau de noces a sa fille Jeanne de Condé, lors de son mariage avec Fastré de Ligne (mort en l339). Le 19septembre 1319, Jean III (1312-1355) duc de Lothier, de Brabant et de Limbourg autorisait Fastré, seigneur de Ligne, à " tenir héritablement de lui et de ses successeurs au duché de Brabant le fief valant trois tonneaux de vin du Rhin par an ".

Séparé désormais du fief " valant trois tonneaux", Cour (sur-Heure) demeura jusqu'à la fin de l'ancien régime (le dernier relief de Cour eut lieu en février 1748) un fief de la cour féodale de Brabant.

 



Retour page d'accueil