En 868-869 et même avant, domaine agricole (villa) du célèbre
monastère bénédictin de Lobbes, puis, tout
au moins à partir de 960, séparé de lui, Cour-sur-Heure
est devenue on 1281, et peut-être même bien avant 1170,
un franc-alleu noble des sires du Château de Morialmé.
C'est l'un d'eux, Nicolas (Il) de la maison de Condé qui,
en 1281, en fit un " fief de reprise" de la Cour féodale
de Brabant, rangé par celle-ci au nombre de ses seigneuries
franches, Cour-sur-Heure relèvera dorénavant et jusqu'à
la fin de l'ancien régime directement des ducs de Brabant.
Aucun titre nobiliaire ne sera appliqué à sa terre.
Enclavé entre les frontières du Comte de Namur (par
Thy-le-Château et Berzée du baillage de Bouvignes)
et la principauté de Liège (par Ham-sur-Heure, Nalinnes
et Thuillies) Cour-sur-Heure n'appartenait ni à l'un ni à
l'autre, mais constituait une " terre neutre " semblable,
toutes proportions gardées, anciennement à Fontaine-l'Evêque,
"ni ville hennuyère ni ville Iiégeoise, ville
independante " ou, plus récemment à Moresnet-neutre.
ni commune belge, ni village allemand, devenu depuis 1919, commune
belge dénommée la Calamine (Liège).
Beaucoup moins important que ces dernières communes, ce village
n'a pas suscité l’envie de ses Puissants voisins, comme il
est arrivé à la première ville conquise par
le Hainaut on 1757, et il a pu conserver sa neutralité, à
l'abri de toute annexion jusqu’à la Révolution française.
Celle-ci le fit entrer dans son département de Jemappes,
devenu, depuis 1830, notre province belge du Hainaut.
Seigneurie hautaine, ses habitants avaient conquis ou reçu
les droits de bourgeoisie, déjà, semble-t-il, entre
1243 et 1311.
Lud. SOUDAN.
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