Ham-sur-Heure-Nalinnes: Le Portail 
le symbole des 5 villages: chateau communal de Ham sur Heure, l eglise de Jamioulx, le chateau de Nalinnes, la tourette de Marbaix et le Bidaudeux de Cour sur Heure
 
   Notre moteur de recherche: Vanille
  Cherche
avec
Le seul site indépendant qui vous dit tout sur Ham-sur-Heure-Nalinnes!


 Histoire de ...

 Cour sur Heure

 Ham sur Heure

Avant-propos
Commment naquit le Bourg
Sous la crosse épiscopale
Départ pour la croisade
Vie sociale au 13ième siècle
Activités locales
Niveau de vie au 13ième siècle
Historique des chapelles et églises
Les troubles du 16ème siècle
Camps, Sièges, Ambulances, Guerres
Administration et justice jadis
Les impôts.
Souvenirs et coutumes
Industries et commerce jadis
Prospérité industrielle et artisanale


 Jamioulx

 Marbaix la Tour

 Nalinnes



Ces pages concernant
l'histoire de Ham sur Heure
ont été affichées
1163 fois !




Souvenirs et coutumes


C'est en 1738, que l'on pava la place communale et les rues adjacentes.
Le château était une source d'activité et d'animation pour le Bourg. Le marquis de Deynze , entreprenait un grand nombre de sujets en grande et petite livrée, une phalange de musiciens et même parmi eux un nègre joueur de flûte. Le marquis avait aussi à son service privé un courrier qui se rendait à Bruxelles trois fois par semaine.

Devant le château, il y avait, autrefois, une place publique. C'est un ancien régisseur, Monsieur de Saint-Omer, qui la supprima, probablement vers 1800, en faisant construire un mur en alignement avec le chemin. C'était la "Cowarte". La jeunesse venait fêter la Saint Martin, en brûlant au milieu de cette place un "grand feu". Elle dansait à l'entour. Le bois qui servait à l'alimenter, était fourni par le châtelain.
C'est sur cette place que l'on plantait aussi l'arbre de mai. Il était pris dans la coupe de l'année. On le plantait le 1er mai ; il demeurait en place tout le mois, puis, il était vendu au profit de la jeunesse.

A la ducasse, on se réunissait sur la place communale et, par couples, on dansait, musique en tête, jusqu'au château, dans la cour duquel on exécutait mille évolutions dont se réjouissaient fort le châtelain et sa famille .
A Hameau, fin mai début juin, une petite fête animait de musiques et de danses les cabarets où s'attablaient les joueurs de cartes et où s'organisaient les concours de jeux de quilles.
C'était la "Ducasse aux veufs" ; ces derniers constituaient les enjeux principaux. On jouait pour un quarteron d'oeufs que l'on faisait cuire et que l'on mangeait ensuite en buvant de la bière à grandes potées.

La vie économique de 1600 A 1800

La Guerre de Cent Ans, nous l'avons vu, et, après elle, l'invention de l'imprimerie, la découverte du Nouveau Monde, les troubles de la Réforme et aussi, l'épanouissement des idées de la Renaissance amenèrent des bouleversements sociaux et économiques profonds qui annoncent déjà ceux de notre époque.

Ces répercussions se manifestent sous deux aspects.
Le premier se présente sous les apparences d'un appauvrissement général et, par comparaison, avec les autres, des populations rurales, appauvrissement qui semble aller de pair avec la défaveur que connaissent les liens féodaux et les droits féodaux, avec leur relâchement aussi par la création d'une noblesse de cour qui supplante celle de la terre et qui constitue une attirance pour les fils des grandes familles.
Cet appauvrissement est le résultat des conditions de vie rendues précaires ou difficiles par suite des guerres et de leur conséquence fatale, l'exode des paysans vers les centres urbains.

C'est que concurremment se développent des villes nouvelles créées ou accrues par les nécessités d'une industrialisation qui, petit à petit, vient bouleverser l'ordre qu'avait établi le régime artisanal et corporatif du moyen âge.
Ce second aspect des répercussions économiques provoquées par les idées nées avec les temps modernes provoque la formation de grandes cités, centres d'affaires, de travail, de commerce où s'échafaudent en peu d'années, des fortunes considérables ; où l'on voit des familles se créer des positions qui les assimilent à la noblesse indiscutée la plus ancienne.
Dans ces centres afflue une population ouvrière besogneuse pour laquelle la ville est d'un attrait irrésistible et qui constituera ce que les économistes sociologues nommeront à la fin de la première moitié du XIXe siècle le "prolétariat".

A Ham-sur-Heure se juxtaposeront précisément ces deux aspects de l'économie générale qui caractérise l'ancien régime à son déclin.
A quelques kilomètres vers le nord, grandit le cratère charbonnier et industriel de Charleroi ; mais, si au "Bourg", et dans certains de ses hameaux on voit prospérer et s'enrichir un artisanat industrialisé, d'autre part, les souvenirs y sont restés vivaces des difficultés que rencontrent les "manants" et ceux qui s'adonnent à l'agriculture et à l'exploitation forestière.

Pour ces derniers, on constate, par exemple, que la plus-value des terres rend leur possession plus précaire parce que leur rentabilité n'a pas suivi la même courbe ascendante et qu'elle a pour conséquence une augmentation des exigences des propriétaires. Il s'en suit que les travailleurs ruraux se heurtent à mille et une difficultés dès qu'ils cherchent à conserver les avantages que leur procuraient la jouissance des droits d'usage et de vaine pâture sur des biens seigneuriaux ou appartenant à la communauté. Ces droits constituaient, pour eux, de vrais suppléments de gage.
Un coup d'oeil dans les registres aux Causes des communautés féodales de la Principauté est édifiant : ils sont remplis de palabres, de conflits, de procès sans fin ayant pour objet le respect de ces droits, enregistrés par la tradition moyenâgeuse.

Il ne faudrait cependant pas exagérer à priori l'importance de ces droits, surtout pour un simple journalier ; le temps que le pauvre laboureur passe dans la forêt, par exemple, à abattre et à fagoter du bois pour l'hiver est à déduire des deux cent cinquante jours ouvrables de l'année. Vaut la même remarque s'il conduit sa vache ou ses brebis aux pâturages banaux. Mais, il faut comprendre que le "rural" ne doit compter pour vivre que sur l'effort de son bras et si, pour profiter de ces avantages, la famille champêtre doit dépenser une somme de travail supplémentaire, au salaire de l'exploitant du lopin de terre qu'elle fait valoir, elle joint une rente du sol commun.
Ainsi avec peu de dépenses, le bétail s'entretient eu égard, comme l'écrit Olivier de Serres dans son "Théâtre de l'Agriculture", à celles qu'il convient faire pour les blés et les vins.
Mais on comprend aussi que le nombre de bouches à nourrir ayant augmenté par l'accroissement de la population, il ait fallu accroître la superficie des terres cultivables et défricher nombre de bois ou landes en rognant sur les droits coutumiers. Ces droits constituaient d'ailleurs un gaspillage de terre au détriment du corps social.
Au XVIIIe siècle, le bétail est maigre et la viande reste un aliment de luxe. Cependant une vache ne coûtait en 1739, que huit écus et six esquelins, ce qui représentait environ cinquante francs de la monnaie de 1914.
Le salaire annuel d'un manoeuvre calculé sur 250 journées de travail correspondrait à peu près à 410 ou 570 francs de 1914, somme qu'il conviendrait de multiplier aujourd'hui par 30 environ.


Retour page d'accueil