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Industries et commerce jadis dans une bourgade d'Entre-Sambre-et-Meuse


Minerais et combustibles.

Depuis des temps immémoriaux, l'Entre-Sambre-et-Meuse a été le siège d'extraction et d'exploitation du minerai de fer.
Il est certain que les Belges exploitaient déjà leurs gisements de fer, quand nos contrées furent envahies par les Romains. Les Gaulois étaient armés de glaives en fer.
C'est que l'Entre-Sambre-et-Meuse, non seulement était riche en minerais, mais possédait, à pied d'oeuvre, le combustible nécessaire aux hauts-fourneaux, le bois de ses immenses forêts.

Bas-fourneaux et premières forges.

Les anciens utilisaient de petits fourneaux, des "bas-fourneaux", sorte de creuset, et de petites forges analogues à celles que l'on retrouve chez les peuplades congolaises.
Les minéraux ou filons se trouvaient par couches épaisses ou amas, déposés par les eaux aux temps géologiques, notamment le long de l'Eau d'Heure et d'autres rivières, comme la Biesmelle ou le Ruisseau d'Acoz. Les terres schisteuses des berges de l'Eau d'Heure et du versant de certaines collines avoisinantes ont d'ailleurs une teinte très rouge, caractéristique. Ces minerais étaient des silicates assez pauvres en métal : ils n'en contenaient que 20 à 25%. C'est ce qui en a fait abandonner l'exploitation à l'époque moderne, quand les progrès de la technique et des transports ont exigé un rendement plus considérable.
Les premières forges préhistoriques furent installés à mi-côte, afin de bénéficier d'un courant d'air naturel. C'est ainsi que l'industrie du fer est déjà signalée dans les temps les plus reculés du Moyen-Age, à Ham-sur-Heure.
Aux XIe et XIIe siècles, on commence à envisager l'utilisation de la roue hydraulique pour actionner les soufflets et le lourd marteau
les forges, alors, descendront vers le thalweg et iront en prospérant à pas de géant.
Mais on ne produit encore que du fer malléable par la méthode directe. La fonte ne s'obtient que par le hasard ou comme produit intermédiaire. Ce ne sera que vers la fin du XIIe siècle, ou au début du XIIIe siècle, que l'on pourra produire la fonte, grâce à l'introduction de la méthode indirecte.
Le matériel de nos petites usines était, comme on le conçoit, des plus rudimentaires : un marteau, mû par la force hydraulique, en était l'élément essentiel.


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