La règle qui prescrit qu'auprès de chaque église
paroissiale il y avait une école, est presque aussi
ancienne que le christianisme. On la trouve rappelée
dans les décrets des conciles, dans les capitulaires
de Charlemagne et dans la collection des décrets de
Grégoire IX.
Les instituteurs, à cette époque, étaient
des prêtres qui remplissaient en même temps la
fonction de vicaire ou de sacristain. Quelquefois, le marguillier
était chantre et instituteur. Le curé choisissait
les hommes capables d'enseigner.
Un fait qui pourrait surprendre, c'est qu'au milieu des désordres
publics du XIIè au XIVè siècle, il y
avait un grand nombre d'écoles tenues par des ecclésiastiques,
non seulement dans les villes mais aussi dans les campagnes.
Chaque paroisse un peu populeuse avait la sienne.
C'est surtout au XIIè siècle que l'enseignement
moyen se répandit, mais il ne faut pas croire que l'ignorance
enveloppait les générations de nos ancêtres.
Dans chaque village, il y avait sinon des savants, au moins
des hommes instruits. Jusqu'au XIVè siècle,
les actes des cours de justice étaient rédigés
en latin ; donc, mayeurs, échevins et greffiers avaient
tous un certain degré d'instruction. Où avaient-ils
acquis leur instruction ? dans les écoles du pays.
Il est établi que la cour de justice de Jamioulx siégeait
au début du XVè siècle. Existait-il déjà
une école à Jamioulx à cette époque?
il est difficile de l'établir car les principales archives
de la commune ont disparu dans l'incendie des archives de
la Province à Mons!
En 1713, selon le concile de Thuin, l'école de Jamioulx
était tenue par un sacristain laïque.
Du temps du curé Jénicot, à partir de
1770, le sacristain et certainement l'instituteur était
Maurice Jupille, né en 1734.
En l'an 9 de la république française (1801),
Maurice Jupille figure comme secrétaire et trésorier
après J.N. Jénicot, ministre du culte, aux archives
communales.
En 1816, Alexandre Piret de Tarciennes tenait un pensionnat
à Jamioulx ; il le quitta en 1823 pour remplir les
fonctions d'instituteur communal à Mont-sur-Marchienne.
Jean-Baptiste Mahaut, né à Coulsore (France),
est nommé instituteur à Jamioulx en 1823 et
est révoqué en 1833. Demoulin J.F. de Marbaix
lui succède jusqu'en 1843.
Pierre Joseph Livin, né en 1822, est instituteur à
Jamioulx jusqu'en 1881. Son successeur fut Paulin Brogneaux
de 1881 à 1910. Il céda la place à Oscar
Pécriaux qui enseigna jusqu'à sa mort en 1953
et c'est René Huon qui lui succéda jusqu'en
19..
(extrait de "Mon pays et mon village" de P.Lejeune)