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| Histoire
de Marbaix la Tour: Population et activités |
La population de Marbaix, qui est aujourd'hui
de 610 âmes pour 180 maisons, était en 1799 de 277
habitants; en 1830, de 476 h.; en 1901 de 616 h. En 1470, le village
comptait 48 feux.
Les activités de cette population consistaient autrefois
principalement en culture et en l’exploitation des bois. Naguère,
il existait encore quelques clouteries à main. Elles consistaient
en quelques forges où travaillaient, esemble pour réduire
les frais d’exploitation, mais chacun pour son propre compte, les
ouvriers saisonniers (maçons, plafonneurs, carreleurs) que
l’hiver chassait de leurs chantiers. Ces ouvriers travaillaient
pour des grossistes de Fontaine l’Evêque auxquels ils vendaient
leur production, et dont ils recevaient les tiges de fer doux dont
ils fabriquaient les clous. Les transports de marchandises se faisaient
le samedi après-midi au moyen de brouettes, chargées
à l’aller des clous fabriqués, au retour des bottes
de fer. Marbaix Fontaine l’Evêque et retour, avec une brouette
chargée, l’hiver...
A siècle dernier, et jusque naguère, Marbaix-la-Tour
était une pépinière d’ouvriers maçons,
plafonneurs, couvreurs, carreleurs, dont la réputation était
très répandue.
Actuellement, l’expansion Industrielle et les méthodes modernes
de construction ont amené la disparition progressive de cette
main d'œuvre qualifiée. Il ne reste plus à Marbaix-la-Tour.
comme exploitation artisanale, que la brasserie locale laquelle
a su s’adapter aux nécessités modernes, et dont la
production est unanimement appréciée dans toute la
région et jusque Charleroi et le Borinage. L’agriculture
garde une large part de l’activité locale, Une grande partie
de la main d'œuvre émigre journellement vers les usines Carolorégiennes.
Cependant, des sablières sont encore exploitées dans
la localité, ainsi qu’un atelier de constructions métalliques.
Le 7 janvier 1757, aux Plaids généraux tenus de la
part du marquis de Deinze, seigneur de Gozée et Marbais,
par le maïeur Philippe Alexandre Pepin, la communauté
autorisa Jean Minne à rechercher sur son territoire la terre-houille,
le charbon, pierres et autres minéraux. Cependant, on n’a
pas connaissance qu’il y ait eu effectivement extraction de charbon.
En mars 1787, à la requête d’un habitant de Gozée,
un moulin à vent fut érigé entré Gozée
et Marbaix, à la cote d’altitude 182. Ce moulin devait servir
aux gens des deux villages, qui, auparavant. étaient obligés
d’envoyer moudre leurs grains à une lieue de distance. Ce
moulin fut démoli à la fin du XIXe siècle.
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