L’argile, le sable et le schiste forment le fond du sol de
Marbaix-la-Tour. Des bancs de grès rouge ont été
exploités dans les champs avant 1905, pour empierrer
les chemins du village. La couche arable est formée de
terres argileuses, pierreuses ou glaiseuses, reposant sur du
schiste rougeâtre mêlé de glaise. Les méthodes
modernes d’agriculture et l’emploi d’engrais et d’amendements
ont grandement amélioré cette couche arable, et
en ont fait une terre productrice de premier plan.
La commune de Marbaix-la-Tour s’étend sur 610 ha.
Taxes, impôts.
Jusqu’à la révolution française,
les habitants étaient taillables et corvéables
à merci, comme nous l’avons vu précédemment.
Prince-Evêque, Seigneur, troupes de passage ou occupantes
établissaient sans vergogne les impositions, tailles,
corvées, fournitures diverses qui s’abattaient sur les
pauvres manants et sur leur communauté.
Voici deux exemples de ces actes arbitraires.
On relève le compte suivant en 1636. Peur l’entretien
d’une compagnie à cheval logée à Gozée
et à Marbais, du 15 février au 11 mars 1636: 3423
florins ; pour le vin des officiers d’une compagnie: 120 florins
acheté un cheval pour un soldat à qui on avait
volé le sien : 70 florins. Remarquons en pestant qu’on
buvait sec dans le monde des officiers : presque le double de
la valeur un cheval en 25 jours! En août 1693, Marbais
et Gozée durent envoyer à la pointe du jour, à
la Place St Aubin, à Namur, douze pionniers âgés
de 18 à 50 ans, porteurs chacun d’un pic et d’une pelle,
pour travailler pendant 10 jours aux fortifications de Huy.
Heureusement, après le traité de la Barrière,
en 1715. les troupes occupantes quittèrent le pays, et
on s’attacha à réparer les pertes et à
payer les dettes que les deux communautés avaient dû
contracter pour faire face à leurs obligations, car on
ne badinait pas à cette époque : les récalcitrants
étaient emprisonnés à la moindre défaillance.
La révolution française ayant annexé les
provinces belges, les dîmes et les contributions indirectes
furent généralement supprimées, mais le
pays fut pillé, ruiné, ravagé par les armées
françaises, et les habitants durent contribuer aux réquisitions
diverses, emprunts forcés, etc. Quant aux dîmes
ecclésiastiques, elles furent simplement reprises par
l’état et prélevées à son profit
comme précédemment.