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| Histoire
de Marbaix la Tour: Seigneuries et droits seigneuriaux |
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Marbais et Gozée formaient autrefois une seigneurerie relevant
directement de la Principauté de Liège.
Les droits seigneuriaux comprenaient notamment la Basse, la Moyenne
et la Haute Justice, les amendes et les lois, des rentes sur les
terres exploitées et des corvées.
Les gens des deux communautés qui possédaient des
héritages et des charrues devaient, à la St Remy,
labourer à deux fers sur les terres appartenant an Prince-Evêque,
raison d’un jour de corvée par 16 journels de terre (400
ares) dont ils étaient propriétaires. Cette corvée
était imposée aux jour et heure fixés par
le commis du Prince Evêque.
Outre ces rentes et corvées, les deux communautés
devaient payer chaque année aux commis du Prince, 221 chapons.
De plus, tous les chefs de ménage devaient chaque année
une poule aux mêmes commis pour pouvoir prendre leurs "aisements"
(commodités, pâturages) sur les chemins et sarts,
pour y extraire l’argile et le sable et y couper du menus bois.
Le 18 novembre 1619, le Prince-Evêque céda la seigneurie
de Marbaix et Gozée à son vassal Jean Robaux, seigneur
de Daussois, avec tous les droits et privilèges attachés
à ce territoire.
Le 22 mars 1627, le même territoire fut transféré
du seigneur de Daussois à l’Abbé d’Aulne.
Le 25 mal 1728, nouveau transfert : les deux communautés
furent retirées à l’Abbé d’Aulne et cédées
au marquis de Deinze, seigneur de Ham-sur-Heure.
Le 19 mars 1763, elles furent reprises au marquis de Deinze et
engagées au baron de Haxhe de Bierset, chanoine capitulaire
de la cathédrale de Liège, toujours avec tous les
droits et privilèges y attachés.
Enfin, le 27 décembre 1793, elles furent retirées
définitivement aux héritiers du baron de Haxhe.
Cette date marquait la fin de l’ancienne époque et la révolution
française allait bouleverser le monde.
Tous ces transferts et cessions se faisaient contre paiement de
sommes importantes et comprenaient tous les droits et privilèges
seigneuriaux (voir plus haut).
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