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| Histoire
de Marbaix la Tour: Cour et justice. |
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La Justice était administrée
au nom du Prince-Evéque par une Grande Cour siégeant
a Gozée et composée d’un maïeur et de six échevins.
Dans certains cas, notamment en matière criminelle ou lorsque
l’amende dépassait une certaine somme, cette Cour devait
en référer aux Echevins de Liège . Ils jugeaient
souverainement et sans appel.
La Cour de Gozée et Marbais exerçait aussi la Justice
civile. l’équivalent de l’époque de notre Code civil
actuel. Les maïeurs et échevins étaient nommés
par le Prince-Evêque ou l’un de ses officiers habilité
à cet te fin. La Cour était assistée par
un Bailli, officier veillant à l’exécution des lois,
ordonnances, etc.. à la recherche des criminels, à
l’administration régulière de la Justice et de la
police en quelque sorte, un "Procureur du Roi" de l’époque.
Pour défendre leurs causes, les communautés
et les ég1ises disposaient d’un avoué qui était
généralement un seigneur du voisinage.
Cet avoué était aussi le protecteur des habitants.
Indépendamment de l’obligation d’aller à la guerre
sous le commandement de l’avoué, les habitants de Marbaix
devaient concourir avec ceux des autres villages de la chatellenie
de Thuin, à la défense de cette ville. Ils pouvaient
toutefois s’y réfugier avec leurs familles, ce qui ne fut
pas toujours apprécié par eux en effet en se réfugiant
à Thuin, leurs demeures se trouvaient à la merci
de l’ennemi.
Annuellement, la Cour devait élire deux "sergents" (un
pour Gozée et un pour Marbaix) lesquels, chacun dans sa
communauté, exerçaient les fonctions de nos gardes
champêtres actuels. Ils recevaient chacun, au jour de la
St Remy, le produit en argent et en épeautre, de 16 journels
de terre (environ 400 ares),
En outre, celui de Marbaix avait la jouissance d’un pré
dit, au long Pré, plus six sous d’une rente montant à
18 sous. En 1906, le garde champêtre de Marbaix jouissait
encore d’une terre de 27 ares 20 ca, sous Thuil1ies, cadastrée
section B. n. 528. Il en est encore, de même aujourd’hui.
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