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| Histoire
de Marbaix la Tour: Napoléon dans nos murs! |
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En juin 1815, Napoléon 1er
traversa Marbaix-la-Tour se dirigeant sur Waterloo, et s’y
arrêta environ une heure. Cet endroit historique se situe
à l’intersection des chemins du Faux, de la Fostrée
et du Pavé de Ham sur Heure, lieudit Les 4 Chemins.
D’après le récit de Mme Demanet, rapporté
par son fils, Napoléon, venant du centre du village, fit
halte près de sa demeure sise près du carrefour
cité plus haut et s’assit à califourchon sur une
chaise devant la maison. Il y resta environ une heure. Des soldats
ayant voulu enlever quelques fagots qui appartenaient à
Mme Demanet, elle leur adressa des observations, mais elle se
tut quand elle sut que c’était pour l’Empereur qui désirait
se réchauffer.
Pendant cet arrêt, Napoléon
mangea quelques œufs frais, sans quitter sa chaise. Après
quoi, il prit le chemin de Ham sur Heure pour rejoindre aux Trois
Chênes le gros de l’armée qui marchait vers Charleroi
par le chemin limitant les territoires de Marbaix et de Ham sur
Heure.
L’Empereur ayant remarqué le château de la Pasture
apprit par des habitants qu’un de ses anciens officiers y habitait.
C’était Louis Joseph du Trooz de Lisbonne, blessé
et décoré de la Légion d’Honneur sur le champ
de bataille de Leipzig et dont le régiment avait été
licencié. Napoléon le fit appeler. L’officier se
rendit sur-le-champ à cet appel. Se rappelant les services
rendus par de Trooz, l’Empereur l'engagea vivement à rejoindre
l’armée. Malgré tout son empressement à répondre
à cet appel, l’officier ne put se mettre en route que le
lendemain. Comme il approchait du champ de bataille, guidé
par le bruit du canon, il apprit la déroute de l’armée
française, à Waterloo.
C’est vraisemblablement le jour de son passage à
Marbaix-la-Tour que Napoléon pénétra dans
le jardin du curé de Jamioulx pour assister au défilé
de ses troupes. Appréciant la valeur de ce prêtre,
il lui exprima son étonnement de le voir dans une si humble
position et conçut le projet d’en faire un évêque.
La chute de l’Empire fit échouer ce projet et ne laissa
au pauvre curé que l’honneur et le souvenir d’avoir été
remarqué par ce personnage qui marqua l’histoire.
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