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Nos
amis italiens pourraient croire que Saint Roch est un des leurs,
tant leur vénération surtout dans le Sud de l’Italie
mais aussi à Voghera en Lombardie est toujours vivace
et populaire. Le parcours de la vie du Saint explique la grande
ferveur des italiens pour ce jeune saint laïc languedocien.
Toutes les biographies primitives italiennes mentionnent que
« San Rocco » est né à Montpellier.
Il est donc bien français ou plus exactement Languedocien.
Nous sommes au XIV° siècle et si le Royaume de France
s’étend à ce qui fut l’Occitanie, notons que Montpellier
ne fut rattaché au Royaume qu’en 1349. C’est l’époque
à laquelle les dernières études des historiens
français et italiens situent la naissance de Roch. Une
fourchette entre 1348-1350, aucun documents historiques ne venant
attester ce moment. En fait, rien n’est clairement authentifié
dans la vie de ce jeune languedocien. Même les biographies
primitives dont celle de Diedo, qui si elle donne les dates
reprises traditionnellement jusqu’à nos jours, ont été
« revues et corrigées » par les spécialistes
du XX° siècle qui en ont montré les incohérences
historiques. Généralement on s’accorde aujourd’hui
pour reconnaître que Roch est né vers la moitié
du XIV° siècle. Par contre les historiens discutent
encore si Roch est son nom ou son prénom. Si c’est son
prénom, il serait possible qu’il s’appelle Roch Delacroix.
Si c’est son nom, son prénom serait peut-être Jean.
Mais ici comme précédemment toutes les conjectures
sont possibles puisque rien ne les confirme !
En Italie, « San Rocco » demeure parmi les cinq
saints les plus vénérés après Saint
François d’Assise, Saint Antoine de Padoue, Padre Pio
et Don Bosco ! En France, si le culte s’est estompé,
on observe qu’il fut tout aussi populaire jusqu’à la
fin du XIX° siècle vu le nombre, d’églises,
de chapelles, d’oratoires, de prisons, d’hôpitaux, de
cimetières, de rues qui portent son nom. Il en découle
une abondante iconographie qui contraste avec le manque d’éléments
historiques de sa vie. |
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